Soirée d’août

Soir d’été La nuit n’était pas tombée Quand je suis arrivée chez toi Je connais le chemin Le virage abrupt Le sentier  qui descend sous les arbres Puis ta maison sur la gauche Je me sentais petite, un peu gênée Mais confiante Parce que nous avons pour nous Cette immense tendresse Nous avons bu, pas […]

31 juillet 2025

31.07.2025 A la tombée du jour J’ai marché avec toi Dans le balancement discret des épilobes Nos chaussures sur le sentier qui monte Les mélèzes nous observaient Ils chuchotaient Nous avons fait mine de ne pas entendre Nos sac légers, des olives, du vin Des questions irrésolues Et c’était simple Pas emberlificoté Chacun a déversé […]

03.04.2025

03.04.2025 IX. Je suis le vent marin. Ma langue est humide et rêche.   Parfois je suis brise frisante qui caresse les flots, aujourd’hui je les froisse avec fureur, je remue les courants pélagiques et fait claquer les vagues sur les côtes rocheuses dans un grand fracas et de superbes gerbes blanches.   Sur mon […]

02.04.2025

02.04.2025 VIII Nous sommes encore attablées Quand les deux hommes font irruption.   Léo s’est accroupi devant l’enfant, Je n’entends pas ce qu’il murmure Mais leurs regards sont calmes. Il dépose une caresse silencieuse Sur les cheveux de la jeune fille Avant de se tourner vers la peluche informe, Avec qui il fait mine de […]

01.04.2025

01.04.2025 VII.   J’ai passé la nuit dans l’un des canapés de velours de la cuisine, ce qui me vaut un torticolis et une petite céphalée au réveil. Rien de grave. Quand le jour sera levé, j’irai faire mes étirements solennels  sur la terrasse. Quand Léo m’aperçoit  en partant à la pêche, il lance les bras […]

31.03.2025

31.03.2025 VI.   J’étais en train de recoudre un chemisier quand des voix ont résonné dans la cour. Un timbre aigu prenait le dessus, j’ai reconnu Violette.   Violette vit au bout du village dans une maison élégante de patriciens, avec moulures aux plafonds, elle et son mari  en tirent une grande fierté malgré la décrépitude […]

21.03.2025

21.03.2025 Des bagues brillent à mes doigts Le cœur bat plus lentement L’ample cape de la nuit Sur les épaules, La mer murmure un message du vent J’acquiesce Le vent sait toujours Depuis mon promontoire de rochers D’algues et de fins crustacés tranchants J’observe et j’attends  

17.03.2025

17.03.2025 IV.   Ce matin depuis mon Promontoire – nous l’appelons ainsi – j’ai aperçu une voile. J’ai tout de suite pensé à Léo. J’ai couru avertir Marco, qui était introuvable, parti cueillir des herbes dans le maquis.   Dans notre situation actuelle, je suis devenue patiente. Quand Marco est réapparu, nous avons foncé vers […]

16.03.2025

16.03.2025 III.   Je suis la nuit. Je suis la pénombre douce, j’enveloppe arbres et masures de mon voile léger. J’apporte la fraîcheur et dépose mon baiser sur les pierres, les plantes grasses, les corps assoupis.   Je découvre mon sein aux mulots et aux insectes, ils s’y abreuvent, de petits animaux poilus ouvrent le […]

10.03.2025

10.03.2025 II.   Je suis Maria, femme de la Petite Mer. Je suis femme des côtes rocheuses. Je ne crains pas de m’éloigner du rivage les jours de forte Tramontane. J’aime être sur l’eau lorsque le souffle puissant la froisse et la tord en des vagues irrégulières.   Je ne connais pas l’amour d’un homme. […]